Ces journalistes que l’on pourfend

Posté par mediatic le 6 septembre 2008

Le texte ci-dessous est une chronique que le journaliste Jean-Baptiste Placca présente chaque samedi sur RFI. Le commentaires qu’il fait si bien à propos est inspiré des récents démêlés entre un membre du gouvernement sénégalais – qui vient d’ailleurs d’être limogé – et la presse de son pays, le Sénégal. De quoi inspirer tous les journalistes du continent. 

 

Il accuse les journalistes d’agresser systématiquement le pouvoir politique, d’injurier sans retenue les autorités religieuses et de s’en prendre injustement à des citoyens honnêtes. Il leur reproche de narguer la société et de s’ériger en intouchables, dans un corporatisme mafieux, qui fait silence sur ce qu’il appelle les tares infamantes de la profession. Il déplore que les journaux soient dirigés par des personnes sans aucune formation, des aigris de la société qui utilisent leurs stylos pour exprimer, avec haine et rancune, leurs frustrations. Et de conclure que la presse est la seule profession sans aucun contrôle d’accès et d’exercice. 

 

Pour attaquer la presse de la sorte, on peut aisément trouver ce qu’il faut de pourfendeurs, dans les cercles du pouvoir, à peu près partout en Afrique francophone. Ici, on est au Sénégal, et c’est le désormais célèbre Farba Senghor qui démolit. Mais cela a peu d’importance. 

 

Le corporatisme qu’il dénonce peut inciter à balayer, d’un revers de plume, ces accusations, somme toutes graves, en les mettant au seul compte de l’esprit vindicatif d’un militant excessif. Mais on peut également s’interroger sur ce qu’il y a de vrai dans des reproches aussi précis, ne serait-ce que pour corriger une perception si peu valorisante de la profession. 

 

Des journalistes bien formés, il n’y en a peut-être pas assez, mais il y en a partout. Hélas, de peur de se voir accuser de protectionnisme, ou d’élitisme, ceux-ci ont souvent quelque scrupule à engager le débat sur la déontologie et la légitimité professionnelle des uns et des autres. Il faudra pourtant s’y résoudre, avant que les filouteries de quelques-uns n’achèvent de sceller la (mauvaise) réputation de tous. 

 

Il s’agit, concrètement, d’organiser la profession dans chaque pays, avec des règles claires et  un minimum de tri sélectif. La fin du parti unique et du monopole des journaux d’Etat a engendré, au début des années quatre-vingt dix, un réel foisonnement de la presse. Mais cette démocratisation a aussi été l’occasion, pour quelques margoulins, de se glisser subrepticement dans la profession. 

 

Voilà comment le journalisme est devenu le métier de tous ceux qui n’ont rien trouvé d’autre à faire. Les aventuriers comme les paumés du marché du travail s’y donnent rendez-vous, avec, en général, des bagages limités, et des motivations aux antipodes des règles déontologiques. Savoir écrire dans une langue à peu près correcte ne suffit, hélas, pas ! D’où la multitude des messieurs Jourdain de la presse qui, pour remplir abondamment les colonnes, n’en continuent pas moins de confondre reportage et rapport de gendarmerie. 

 

Pire, certains espèrent sincèrement faire fortune dans ce métier, et y acquérir une gloire à plus ou moins bon marché. D’où des méthodes parfois déconcertantes, qui font de ces « journalistes » ce que l’écrivain Mongo Béti a appelé « des mercenaires de la plume » , « des Al Capone de la rotative ». 

 

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La Radio Télévision Catholique de Kinshasa a son équipe de direction

Posté par mediatic le 5 septembre 2008

Voilà bientôt un mois que la Radio Télévision Catholique Elikya (RTCE) émet en phase expérimentale à Kinshasa. Et, aux termes de l’un des dix nouveaux décrets signés récemment par l’archevêque Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya,  Luis Moser et l’abbé Lusongakio ont été nommés directeurs des programmes de cette nouvelle chaîne. Ils seront secondés par  les abbés Mansa Odon, Lubamba Emmanuel et M. Charles Dimandja Wembi pour donner vie à la RTCE dont les téléspectateurs de Kinshasa attendent beaucoup.

Comme l’écrit Medi@tic dans son édition d’août, aucun doute que la télévision catholique va bousculer l’ordre établi sur la scène médiatique congolaise. Non seulement parce que la majorité de la population de la RDC est catholique, mais aussi parce qu’elle ne manquera pas de faire la différence au moment où beaucoup de parents et de bonnes consciences déplorent l’émergence des antivaleurs dans les programmes de certains médias locaux.

A propos de la qualité des programmes diffusés par les médias locaux, il faut signaler l’ouverture jeudi 4 septembre 2008 au Facultés catholiques de Kinshasa d’un séminaire-atélier dont l’objectif est d’«amener progressivement les femmes et les hommes des médias à être capables d’élaborer des programmes de qualité dans le strict respect du cadre juridique en vigueur et des exigences d’éthiques, de déontologie professionnelle et des règles de l’art ».

Il s’agit assurément d’une longue bataille dont le succès exige l’implication aussi bien des pouvoirs publics que des institutions comme l’église mais aussi la société civile. Reste à espérer que tous les concernés s’approprieront réellement les conclusions qui résulteront de cet atelier.

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La Malaisie accueille le programme mondial cybersécurité de l’UIT

Posté par mediatic le 4 septembre 2008

L’Union Internationale des Télécommunications (UIT) a conclu avec IMPACT (International Multilateral Partnership Against Cyber-Terrorism) un accord de mise en oeuvre du programme mondial cybersécurité de l’UIT. Le siège mondial ultramoderne d’IMPACT sis à Cyberjaya (Kuala Lumpur) va donc accueillir le programme mondial cybersécurité de l’Union. 

La collaboration entre l’UIT et IMPACT a pour objet de produire des synergies dans le déploiement des activités suivantes: analyse, regroupement et diffusion en temps réel d’informations sur les cybermenaces dans le monde, alerte avancée et mesures d’urgence face aux cybermenaces dans le monde, formation et développement des compétences concernant les aspects techniques, juridiques et politiques de la cybersécurité. 

Cet accord s’inscrit dans le droit fil de la décision prise par le Sommet mondial sur la société de l’information d’instituer la sécurité et la confiance dans l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC). Le Sommet avait par ailleurs appelé à coordonner entre les diverses parties prenantes les activités de mise en oeuvre concernant les échanges d’informations, la création des connaissances, le partage des bonnes pratiques et la facilitation des partenariats entre le secteur public et le secteur privé. 

Le Mémorandum d’accord a été signé à Bangkok pendant ITU TELECOM ASIA 2008 par le Secrétaire général de l’UIT, S. E. M. Hamadoun Touré et le Président du Conseil d’administration d’IMPACT, M. Mohammad Noor Amin. 

Le programme mondial cybersécurité élaboré par l’UIT est un cadre de coopération internationale entre les gouvernements, les instances internationales chargées de la lutte contre la criminalité, le secteur privé, les organisations internationales et la société civile et a pour objet de sécuriser le cyberespace dans une société de l’information de plus en plus interconnectée. Cet effort international est ciblé sur le renforcement dans cinq domaines: 

- Cadre juridique 

- Mesures techniques 

- Structures organisationnelles 

- Renforcement des capacités 

- Coopération internationale 

Le programme lui-même aura donc pour site le Centre IMPACT, mais l’UIT disposera à Genève d’une « vitrine virtuelle » du système d’alerte avancée, de gestion des crises et d’analyse en temps réel des cybermenaces mondiales. Les initiatives IMPACT (centre d’alerte mondial, programme de formation et de développement des compétences, réalisation de la sécurité, recherche et coopération internationale) seront menées dans le cadre du programme mondial cybersécurité. 

 

Service de presse/UIT 

 

 

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A combien la RDC vendra-t-elle ses nouvelles licences ?

Posté par mediatic le 30 août 2008

   La nouvelle a été annoncée par la ministre des Postes, Téléphones et Télécommunication (PTT), Mme Louise Munga qui s’adressait à la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) à l’occasion du passage à Kinshasa d’une délégation d’hommes d’affaires indiens. « Le lancement des Nouvelles Licences a pour objectifs aussi bien la maximisation des recettes que l’exploitation d’un service à valeur ajoutée », a-t-elle expliqué à ses interlocuteurs.

  Voilà de quoi aiguiser les appétits de ces opérateurs qui, depuis bientôt dix ans, ont fait passer la République Démocratique du Congo de l’état d’un désert numérique à celui d’un marché ouvert, avec d’immenses possibilités de croissance.

  Selon les propos de Mme Munga, cette vente doit rapporter de l’argent à l’Etat et des nouvelles opportunités aux consommateurs. Il était temps, murmure-t-on dans les salons et les cybercafés. Parce que, à ce jour, « le bradage des licences d’exploitation et l’octroi fantaisiste des fréquences au taux de redevance dérisoire; la gestion calamiteuse de différents projets d’implantation pour assurer l’interconnexion nationale et internationale de la RDC et charrier un trafic entrant et sortant ; le manque de maîtrise de la gestion des ressources humaines et du patrimoine de l’OCPT et du RENATELSAT; et enfin l’incapacité de mobilisation des recettes doublée d’un manque de transparence dans la comptabilité de quelques recettes encaissées.. » ont fait perdre à l’Etat des centaines de millions de dollars, selon un rapport du Sénat de la RDC.

Le constat fait par l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) confirme les propos du Sénat. « Gestion irrationnelle des ressources par la miniminisation de leurs valeurs; conséquence: des opérateurs thésaurisent des ressources rares que sont les fréquences et la numérotation à la suite de l’application des taux de redevances modiques (fréquences), ou l’absence de réglementation (numérotation) bloquant ainsi l’entrée de nouveaux opérateurs sur le marché; ce qui se traduit par de manques à gagner énormes pour le Trésor public », peut-on lire dans un document de l’ARPTC. La comparaison de la valorisation annuelle du spectre des fréquences dans quelques pays africains est d’ailleurs expressive. La RDC a vendu les fréquences GSM 900 à 125.000 dollars US alors que les mêmes fréquences coûtaient 2 millions de dollars au Burkina Faso, 2,5 millions au Sénégal et 3 millions de dollars au Maroc. Le GSM 1800 a été vendu à 375.000 dollars US contre 6 millions au Burkina, 7,5 millions au Sénégal et 9 millions au Maroc. Aucune explication n’a jamais été donnée pour cette sous-valorisation.

  Alors, question : à combien la RDC vendra-t-elle ses nouvelles licences ? La ministre des PTT n’y a pas encore donné de réponse. Mais, sans doute pour rassurer ceux qui expriment des appréhensions sur un éventuel bradage au détriment de l’Etat, elle a expliqué, dans le même discours, que les préalables à cette vente se réalisent déjà. Et elle cite: le réaménagement du spectre des fréquences; l’environnement institutionnel en terme de compétences et rôle de chaque entité intervenant dans le processus; l’innovation, la modernisation et le développement des procédures ;  la détermination des procédures de vente (conférences des investisseurs, lieu de la vente, assistance d’un bureau de conseil spécialisé) et la publication du nouveau cahier des charges.

  Voilà de quoi rassurer les plus inquiets. Mais, comme tout le monde le sait, il faut le voir pour le croire.

 

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