Rebondissement dans l’affaire Molière TV contre TVS1

Posté par mediatic le 25 septembre 2008

Les téléspectateurs de Kinshasa ont été surpris de recevoir de nouveau le signal de Molière TV après cinq mois d’interruption. Renseignement pris, la chaîne a repris ses droits à l’issue d’une procédure judiciaire qui lui restitue la fréquence 63 par laquelle émettait jusqu’ici – depuis le mois de mai 2008 – la chaîne TVS1. Cette décision judiciaire constitue un énième rebondissement dans une affaire qui en a connu et qui, assurément, en connaîtra d’autres, les responsables de TVS1 étant déterminés à ne pas baisser les bras. La guerre des fréquences n’est donc pas terminée. 

Pour vous rafraîchir la mémoire sur ce dossier, voici un condensé d’un article publié par Medi@tic dans son édition de juin dernier. 

 

La chaîne Molière TV a été suspendue d’émission par la haute autorité des médias en date du 25 mai 2008. A sa charge, « le manque criant de professionnalisme dans le traitement de l’information », « la diffusion des images et des sons portant atteinte à la pudeur et chargés d’une campagne d’incitation à la haine et au meurtre ». A la fin de la suspension, il découvre que la fréquence par laquelle il émettait a été attribuée à une autre chaîne, TVS1.   

C’est là que débute une bataille juridico-médiatique qui va mettre en lumière les incohérences au sein même des institutions chargées de gérer le secteur des télécommunications. 

 

Conflit de compétence 

 

A l’analyse, peut-on ainsi lire dans le numéro 01 de Medi@tic, il y a lieu de relever que s’il y a une plainte à formuler, c’est celle relative au cafouillage auquel se sont livrés les services de l’Etat. L’unité de commandement dans le secteur n’aurait jamais occasionné ce genre de travers. En attribuant concurremment les fréquences, le ministère des PTT et l’ARPTC sont les vrais responsables de cette confusion. « Point n’est besoin de rappeler ici les dispositions légales qui confèrent à l’ARPTC le pouvoir d’assigner les fréquences nécessaires au fonctionnement des stations de la télédiffusion et de la radiodiffusion », fait d’ailleurs remarquer fort à propos le président de cette instance de régulation à la Secrétaire générale des PTT dans sa correspondance du 09 mai 2008. Ce conflit de compétence a aussi été stigmatisé par le rapport de la commission d’enquête du Sénat sur le secteur des télécommunications. 

La question qui se pose dès lors est celle de savoir s’il est normal que les usagers fassent les frais d’un conflit qui, pourtant, doit avoir été clairement réglé à travers les textes qui définissent les attributions aussi bien du ministère des PTT que de l’ARPTC. Quelle est l’autorité habilitée à décanter cette situation? La question mérite d’être posée dès lors que les pouvoirs publics,  qui ont la responsabilité de veiller à une application impartiale de la loi, semblent avouer leur impuissance

 

Il reste à présent à savoir quelles nouvelles surprises ce dossier nous réserve.   

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La RTNC au service du Président de la République ?

Posté par mediatic le 24 septembre 2008

Mercredi 24 septembre 2008. La Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), média public, démarre son journal parlé de 6h00 par une information sur l’audience que le chef de la maison civile du Président Kabila a accordée à la délégation de l’ordre des médecins. La raison de cette audience ? Ils sont allés remercier le président de la République pour la confiance qu’il a placée dans les médecins congolais en décidant que l’accouchement de la Première Dame ait lieu au pays. 

L’information vaut peut-être son pesant d’or. Mais, mérite-t-elle de figurer en ouverture du journal parlé ? Nombreux sont ceux qui doivent sans aucune doute se poser la question. Si, dans une monarchie, une naissance constitue un événement national – raison de succession oblige – ce n’est pas forcément le cas dans une démocratie. Ou, en tout cas, pas au point de retenir l’attention des médias publics plusieurs jours de suite. 

Il faut dire qu’à la RTNC, la hiérarchisation des informations dans le journal ne tient pas compte des critères de sélection universellement admis. Chaque journal parlé ou télévisé de la chaîne publique commence invariablement par : 

-          les activités du Président de la République 

-          les activités des deux chambres du Parlement 

-          les activités du Gouvernement 

-          les activités des autres institutions de la République 

Ensuite viennent les autres : les faits sociaux qui intéressent la population, les acteurs des autres secteurs… Une logique d’une république bananière, serait-on tenté de dire. Mais, qu’est-ce que vous voulez ? Il faut bien honorer les mains qui donnent les moyens ou qui font les carrières. 

La notion de média public – média au service de l’intérêt public – est donc encore un concept à construire en RDC. Et cela, 11 ans après la chute de la dictature décriée du maréchal Mobutu. 

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TIC : l’Union Africaine des Télécommunications prête à accompagner la RDC

Posté par mediatic le 11 septembre 2008

L’Union Africaine des Télécommunications (UAC) est disposée à aider le gouvernement congolais à mettre en place un environnement  propice à la mise en réseau des entreprises de télécommunication et à promouvoir la visibilité des acteurs des NTIC. C’est le secrétaire général de cette organisation panafricaine, M. Jacques Akossi Akossi, qui l’a déclaré à l’issue de l’audience que lui a accordée le ministre des PTT, Mme Louise Munga Mesozi. Pour l’UAC en effet, les TIC sont considérées aujourd’hui comme étant des outils indispensables pour le développement. 

M. Akossi a par la même occasion annoncé l’intention de son institution de rouvrir ses portes à Kinshasa qui est son siège officiel. Il a été délocalisé temporairement à Nairobi en 1997 à la suite de l’instabilité politique connue pendant cette période en République Démocratique du Congo. 

Sans doute que le retour de l’UAC à Kinshasa va, comme l’espère M. Akossi, susciter une prise de conscience pour le développement des TIC dans ce pays, étant donné que cette institution panafricaine a pour mission de promouvoir le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication dans le continent africain. 

 

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Fermeture de cinq chaînes de télévision émettant à Kinshasa

Posté par mediatic le 10 septembre 2008

Le ministre de la Communication et des Médias, Emile Bongeli vient de décider, par arrêter ministériel, de l’interdiction de diffusion pour cinq chaînes de télévision et deux stations de radio émettant à Kinshasa. Sont concernées par cette mesure, pour les télévisions: Africa TV, Canal 5, RLTV, Couleurs TV et BRT Africa. Et pour les radios : Africa FM et BRT FM. 

La raison de cette mesure ? « Le délai accordé aux entreprises privées concernées de se conformer au prescrit de l’article 57 de la loi n°96-002 du 22 juin 1996 n’a pas été respecté », peut-on lire dans le texte de l’arrêté diffusé à ce propos. Que dit au fait ce fameux article ? 

Article 57 : Sans préjudice des dispositions générales et particulières applicables aux entreprises privées, toute entreprise de presse du secteur audiovisuel introduit, au préalable, auprès du membre du Gouvernement et du collège Exécutif provincial ayant l’information et la presse dans ses attributions une déclaration comportant : 

a)        le numéro du nouveau registre de commerce en cas d’une radio ou d’une télévision à caractère commercial ; 

b)        la dénomination de la ou des stations ; 

c)         le nom, la date de naissance et l’adresse du propriétaire et du directeur des programmes ; 

d)        l’indication du siège principal de l’entreprise et  l’adresse des stations secondaires, s’il y en a ; 

e)        le certificat de nationalité du directeur des programmes ou du chef de l’entreprise ; 

f)          un extrait du casier judiciaire du propriétaire, du directeur des programmes ou du chef d’entreprise ; 

g)        un certificat de bonne conduite, vie et mœurs de l’un des précités ; 

h)        une licence de détention, installation et exploitation délivrée par le Ministère des PTT ; 

i)          Un exemplaire des statuts de la société ou de l’association, préalablement notariés si l’entreprise audiovisuelle est exploitée par une société ou une association; 

j)          La grille et les programmes conformes au cahier de charges édicté par le Gouvernement sur proposition de la structure légale devant assurer la tutelle des médias publics. 

La déclaration dont question ci-dessus, doit être conjointement et dûment signée par la propriétaire ou le chef de l’entreprise et le directeur de s programmes. 

Ces mesures d’interdiction ne sont donc liées qu’à des raisons de forme. Ce n’est pas encore le grand chambardement que le ministre Bongeli annonce depuis un bout de temps et que l’opinion attend avec impatience. Il est en effet clair qu’il faut remettre de l’ordre dans la boutique des médias congolais. A quand le grand nettoyage ? 

  

 

 

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