Et si vous décidiez de ce que la télé montrera demain?

Posté par mediatic le 21 septembre 2009

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Tendez l’oreille lorsque les gens parlent des programmes que diffuse la télévision. Vous enregistrerez exactement les mêmes récriminations. Medi@tic, dans son édition papier du mois de mai 2008, avait répertorié une bonne partie de ces récrimininations. Voici un extrait de cet article. « Pour être pratiques dans la recherche des solutions aux plaintes des téléspectateurs, nous nous avons recueilli et reprenons ci-dessous les plaintes les plus courantes formulées par les consommateurs au sujet de ce que leur offre la télévision:
- Pas de diversité dans les programmes qui sont souvent de mauvaise qualité
- Pas assez de programmes pour les enfants
- Prépondérance des fictions étrangères
- Non censure des films (violence, sexe)
- Fixation sur Kinshasa, au détriment du reste du pays
- Faiblesse des présentateurs dont bon nombre ont un faible niveau
- multiplicité des chroniques musicales et diffusion de clips musicaux qui réduisent la femme au rang d’objets sexuels
- Recours à la facilité avec des émissions à téléphone ouvert
- Interruption intempestive des diffusions sans un avertissement préalable »

En définitive, tout le monde est d’accord que, dans leur présentation actuelle, bon nombre de programmes télévisés portent un contenu socialement nocif. Mais alors, serait-on tenté de demander, comment les parents et les pouvoirs publics restent-ils indifférents face à ce que certains qualifient de pollution mentale? Pourquoi ne fait-on rien pour que les choses changent? Et voilà justement la grande question. Qui doit le faire? A qui revient cette lourde responsabilité? A celui qui se sent laisé par la situation actuelle, serait-on tenté de répondre. En d’autres termes, si l’on se réfère aux récriminations enregistrées plus haut, à l’ensemble de la communauté. Et pour cause. « Quand ces messages [diffusés par les médias] sont répétés à loisir et quand nous les consommons sans exercer notre esprit critique, il est probable qu’ils influenceront la façon dont nous voyons le monde », peut-on lire dans un manuel d’éducation aux médias produit par Genderlinks. En d’autres termes, nous nous faisons dicter notre manière d’agir, de penser par des maîtres (les médias) en qui nous n’avons pas confiance, à qui nous n’avons simplement pas donné de mandat pour ce faire. Si nous ne réagissons donc pas, cela s’appelle de l’irresponsabilité.
C’est à cette difficulté que butent la plupart des gens. Comment agir? Comment faire changer les choses dès lors que nous ne représentons rien dans la chaîne de commandement. Et c’est là que se situe l’erreur de jugement. Jusqu’à preuve du contraire, nous vivons dans une société qui se veut démocratique. Ou qui  souhaite le devenir. Une société dans laquelle la voix de tout un chacun doit compter, en principe. Si nous continuons dès lors à subir, nous acceptons donc de fait la situation actuelle, et nous minons les bases de la société démocratique que  nous souhaiterions pourtant bâtir et qui repose sur la base de la volonté populaire. Nous renonçons à toute bataille pour le changement dans laquelle la plupart d’entre nous se disent pourtant engagés. Pouvons-nous prendre ce risque? Non, bien évidemment. Comment faire alors pour mettre fin à cet état de fait et nous libérer de cette prison mentale dans laquelle nous nous sommes laissés enfermer pendant autant d’années?

Savoir s’assumer

La société démocratique donne aux individus de nombreux outils pouvant leur permettre de se faire entendre, de défendre des causes. En commençant pas le pouvoir de tout individu d’émettre une opinion, un point de vue. Et à un groupe de personnes partageant la même cause de pouvoir se mettre ensemble.
Il faut que les consommateurs des médias commencent à user de ces droits. En s’adressant aux télévisions, aux journaux quant ils ont une réaction à exprimer. En menant des actions de lobbying auprès des leaders d’opinion (pasteurs, prêtres, chefs de communautés locales) ou des leaders politiques (député de votre circonscription, ministère des médias, de la jeunesse, de l’éducation…). En se servant des moyens modernes de communication comme le téléphone, internet…
« Lorsque nous soulevons les questions de cette manière, nous devenons des consommateurs actifs (au lieu d’être passifs). Nous mettons en pratique notre éducation aux médias (c’est-à-dire la capacité à être critiques à propos de ce que nous voyons, entendons et lisons et même de refuser de nous y soumettre) », conseille le manuel d’éducation aux médias évoqué ci-haut.
Ce processus mérite d’être enclenché afin de doter la société des gardiens pour surveiller « les chiens de garde de la démocratie que sont les médias » et éviter qu’ils ne dérivent vers des situations préjudiciables à la communauté. L’éducation aux médias est une option sociale relativement nouvelle en République Démocratique du Congo. Genderlinks et l’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM) organisent pour ce faire une session de formation à l’endroit d’activistes des droits de l’homme. A leur tour, ils devront répercuter ces nouveaux concepts afin que, demain, chacun d’entre nous ait son mot à dire quant à ce qu’il veut suivre à la télévision, écouter à la radio ou lire dans les journaux.   

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La Haute Autorité des Médias met en garde le Journal en Lingala Facile

Posté par mediatic le 4 juillet 2009

Zacharie Bababaswe

Voilà une décision qui ne va pas manquer de provoquer des remous lorsqu’on considère les protagonistes.

La Haute Autorité des Médias (HAM), organe de régulation des médias en République Démocratique du Congo, vient d’adresser un blâme à la très célèbre émission « Journal en lingala facile » de Zacharie Bababaswe, bien connu dans l’espace audiovisuel congolais pour sa « grande gueule », comme ne cessent de le dire ses détracteurs.

La HAM estime en effet que le « journal en lingala facile » ne respecte pas l’éthique et la déontologie de la profession, qu’il se livre à l’autopromotion et traite les informations dans la subjectivité. Les griefs sont nombreux et l’instance de régulation, sans doute consciente du succès que rencontre le JLF, veut, dans un premier temps, tirer les oreilles de « Zacle » avant de pouvoir, ultérieurement, frapper. Aussi est-il demandé aux responsables du JLF de déposer leur cahier de charge auprès de la HAM afin que le contenu de son journal soit clairement connu. Et que les chaînes de télévision qui le diffusent (près d’une dizaine) puissent assumer leur part de responsabilité en cas de dérive.

Bras de fer en perspective 

Comment « le mollah » Zacharie Bababaswe réagira-t-il à cette interpellation de l’organe de régulation ? Voilà une question que nombreux se posent. « A Kin’, on l’adore ou on le déteste. Créateur et présentateur vedette de l’émission populaire Lingala facile, diffusée en soirée sur plusieurs chaînes congolaises, Zacharie Bababaswe captive des centaines de milliers de téléspectateurs kinois. Mais, dans les milieux intellectuels, l’écœurement l’emporte sur la fascination : beaucoup le considèrent comme un bouffon au service du pouvoir et un démagogue aux propos vulgaires et outranciers. Cet animateur aussi agité et fort eu gueule qu’un télévangéliste s’affiche en effet comme un proche du président, se dit « ministrable » et n’hésite pas à traiter d’incapables ou d’incompétents des membres du gouvernement, des députés et des agents de la sécurité du président, dont il réclame le limogeage », lit-on dans un billet lui consacré par le journaliste belge Vincent Genot sur son blog. Une description que, bien entendu, « Zacle » a fermement contestée. « Je ne suis pas du tout d’accord avec cet article qui me présente sous une face que je ne suis pas en affirmant des mensonges et des calomnies. A voir le titre, votre O.R. a certainement été influencé par des confrères jaloux et incapables. Je suis surpris d’apprendre des nouveautés alors que la réalité est tout autre. Que poursuit cet article fait d’amalgames et plein d’afabulations et qui n’a d’égale que la médiocrité de ceux qui l’ont commandité ».

Il apparaît, au regard de ce petit échange et en écoutant ceux qui le connaissent, que « Zacle » n’est pas du genre à se laisser « marcher sur les pieds ». Il n’est donc pas exclu qu’il refuse de se plier à l’interpellation de la HAM. Et qu’il déclenche une guerre médiatique, recourant à la verve oratoire qu’on lui reconnaît et que beaucoup redoutent.

La marge de manœuvre de la HAM 

Or, la HAM est considérée par certains comme une voix dans le désert, qui crie sans se faire entendre. Certes, plus d’une fois ses mesures de suspension de journalistes, de chaînes de télévision ou de journaux ont été suivies d’effet. Mais certaines de ses décisions sont aussi restées lettre morte. La toute dernière est l’interdiction aux médias de Kinshasa de relayer la propagande des candidats aux élections présidentielles au Congo-Brazzaville. Plusieurs chaînes de télévision de Kinshasa continuent à diffuser des étapes de la campagne électorale du président-candidat Denis Sassou-Nguesso.
La HAM elle-même vient, par ailleurs, de menacer aux chaînes de télévision qui continuent à diffuser la publicité clandestine des boissons alcoolisées. Voilà plusieurs mois que la décision d’interdiction de ces publicités a été prise. Mais la liste est encore longue des chaînes qui refusent de s’y conformer. Et la HAM n’a pas toujours suffisamment de marge de manœuvre pour sévir.

Il faut, de ce point de vue, tenir compte du fait que nombre de médias – pour plusieurs raisons – ne se conforment pas aux textes réglementant le secteur. Faire appliquer la loi dans toute sa rigueur risque d’une part, de toucher les intérêts de certains puissants à qui ces média servent de « caisse de résonance », et, de l’autre, provoquer des remous sociaux. Les autorités sont donc obligées de fermer les yeux sur certains travers. Avec comme conséquence que les médias publient ou diffusent parfois « n’importe quoi ».       

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Un journaliste libéré après 10 mois de prison pour offense au chef de l’Etat

Posté par mediatic le 9 janvier 2009

SIMBA EMBETE PONTE, directeur du journal l’INTERPRETE, un petit bihebdomadaire privé paraissant à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, arrêté depuis le 07 mars 2008, a été remis en liberté, mercredi 07 janvier 2009. 

Le journaliste avait été condamné, jeudi 27 novembre 2008, par le Tribunal de paix de Kinshasa/ N’Djili, à 10 mois de prison ferme pour offense au chef de l’Etat. Compte tenu du temps qu’il avait passé dans les cachots de l’ANR (Agence Nationale des Renseignements) et au CPRK (Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa), Nsimba Embete a été remis en liberté ce mercredi 07 janvier 2009, après avoir purgé l’ensemble de sa peine. 

Poursuivi initialement pour « colportage, faux bruits, atteinte à la sûreté de l’Etat et offense au chef de l’Etat », le journaliste avait été finalement reconnu coupable d’ « offense au chef de l’Etat », à la suite d’une série d’article reprenant une rumeur sur l’état de santé du Président Joseph Kabila. 

Pour rappel, N’SIMBA EMBETE et DAVIN NTONDO avaient été arrêtés, respectivement, les 7 et 29 mars 2008 à Kinshasa, par des agents de l’ANR qui les avaient conduits dans le cachot dit « ANR Fleuve » non loin des bureaux du premier ministre où ils ont passé trois mois de détention au secret. Le 06 juin 2008, ils ont été déposé au Parquet de Kinshasa/Matete avant d’être transférés au CPRK et leur dossier confié au tribunal de paix de Kinshasa/N’Djili.

JED 

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Médias et liberté d’expression : le signal de Raga TV coupé depuis mercredi soir

Posté par mediatic le 20 novembre 2008

Raga TV, une chaîne de télévision privée émettant à Kinshasa, n’émet plus depuis mercredi soir. Après la diffusion de l’interview du député national de l’opposition, Roger Lumbala, sur le sujet de l’installation du bureau du chef de l’Etat au Palais du peuple, siège du Parlement, le signal de cette chaîne a été coupé, selon une source proche de cette télévision, rapporte radiookapi.net
Pendant que l’émission était diffusée, explique la source, le chef des opérations de l’ANR, Agence nationale de renseignement, à la tête d’une équipe d’hommes armés, a débarqué dans les installations. Ils ont confisqué le support de l’interview de Roger Lumbala. Ensuite, ils ont amené le directeur des programmes et le régisseur d’antennes en attendant que le journaliste Jules Mwamba qui avait réalisé l’interview, se présente à l’ANR. D’après cette même source, le téléphone du journaliste Jules Mwamba ne répond non plus depuis.

 Voilà l’article que l’on peut lire sur le site de la radio Okapi. Une information qui en rappelle bien d’autres du même genre. Il y a quelques semaines, Global Television a été victime d’une descente punitive du même genre. Pourquoi des faits comme celui-ci peuvent-ils se reproduire dans un pays de droit où existent des institutions devant veiller sur les personnes et leurs biens. 

La liberté de la presse, dit-on, est le thermomètre de la démocratie. Il n’est pas normal que les services de sécurité s’occupent des questions relatives à la liberté d’expression ou au délit de presse alors qu’il existe la police et les services judiciaires ! Ces faits sont plusieurs fois dénoncés mais ils se répètent toujours. Est-ce à dire que les services de sécurité sont au-dessus de la loi ? Dans ce cas, comment notre République réussira-t-elle à devenir réellement « démocratique » ? 

S’il y a des reproches qui doivent être faits à un média, il existe des canaux pour ce faire qui respectent les textes régissant

la République. Sinon, nous confirmons la thèse de ceux qui s’empressent trop vite de nous qualifier de « république bananière ». 

 

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