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Comment nous exposons nos sources d’information

Posté par mediatic le 5 février 2013

Comment nous exposons nos sources d'information dans News ecoutes-208x300C’est une règle sacrée dans la profession : un journaliste ne révèle jamais ses sources, même sous l’effet de la contrainte. Certains ont même accepté de faire de la prison plutôt que de céder. Mais il arrive que le journaliste laisse des indices grâce auxquels il est possible de remonter jusqu’à ses sources. C’est encore plus vrai du fait de l’usage des technologies de l’information et de la communication.

C’est la thèse soutenue par Jean-Marc Manach, expert en cybercriminalité, dans le post « Comment ne pas être cyberespionné », publié sur son blog spécialisé http://bugbrother.blog.lemonde.fr. « Les journalistes mettent leurs sources en danger s’ils ne sécurisent pas leurs données, et télécommunications. La protection des sources ne peut pas se résumer au fait d’affirmer que jamais l’on ne donnera le nom de ses informateurs, même devant la Justice. Encore faut-il que leurs noms ne figurent pas, en clair, dans leurs ordinateurs, ou téléphones portables… », note-t-il.

Son billet a été inspiré par le piratage récent dont ont été victimes des grands noms de la presse américaine comme le New York Times, le Wall Street Journal… Si ces véritables institutions, qui disposent pourtant de politiques de protection de leurs bases de données ont fait les frais de hackers, qu’en serait-il des petites rédactions, dont celles de notre pays. Dans l’attaque dont il a été victime, le New York Times a révélé que l’ensemble des mots de passe de ses employés du journal avaient été dérobés par des pirates informatiques particulièrement chevronnés. Vous imaginez le désastre ! Les cyber-pirates ont donc eu le temps de se promener dans les bases de données, de lire et même de copier des documents, de découvrir l’identité de sources d’information dans des affaires sensibles. Avec de possibles conséquences graves pour de nombreuses personnes à travers le monde.

Comment se protéger

Avec nos faibles moyens, nos rédactions ne peuvent se payer le luxe de mettre en place de grandes politiques de défense contre la cybercriminalité. Mais il ne s’agit pas que d’argent. Il s’agit d’abord d’une prise de conscience. Nous nous croyons peut-être en marge du monde mais nous ne sommes pas à l’abri. Et c’est lorsque des situations graves surviennent que nous nous rendons compte que cela n’arrive pas qu’aux autres.

Avec un peu d’ingéniosité, et sans dépenser grand-chose, il est possible de poser les premiers verrous contre la cybercriminalité. « S’il est impossible d’empêcher les attaques d’arriver (…) il est possible de faire beaucoup mieux qu’actuellement, en instaurant de bons process, en ayant une bonne hygiène du mot de passe et des règles de bases de la sécurité informatique, de sorte d’avoir les bons réflexes », recommande Jean-Marc Manach. Nous ne sommes sans doute pas les personnes les mieux outillées du monde face à cette problématique de la cybercriminalité mais nous avons l’obligation de nous confier aux experts qui peuvent nous aider à nous mettre à l’abri. Et si « les écoles de journalisme enseignent des rudiments de droit à leurs étudiants, elles feraient bien, également, de leur inculquer les bases de la sécurité informatique… », estime avec raison notre expert.

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