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Télécoms : gouvernement et opérateurs s’entr’accusent

Posté par mediatic le 7 janvier 2013

Que se passe-t-il donc dans le secteur des télécommunications ? Toutes les parties se plaignent en effet : les consommateurs, les opérateurs et l’Etat. Et rien n’indique une issue.

« Alloooo…..Quelqu’un peut m’aider à retourner à « CELTEL » ??? ». Voici ce qu’on pouvait lire sur le profil Facebook d’un kinois. Une manière pour lui de dénoncer la dégradation de la qualité des services fournis par les opérateurs de télécommunication. Une plainte que l’on entend de plus en plus chaque jour depuis quelques mois.

Fin décembre, le ministre Kin Kiey a, dans une déclaration accompagnée de menaces, relayé ces plaintes aussi bien du commun des consommateurs que « des plus hautes autorités de l’Etat », déplorant la qualité de plus en plus médiocre du service offert à la clientèle, de même qu’un certain nombre de pratiques et comportements tendant soit à dégrader davantage cette qualité, soit à diminuer les recettes destinées au Trésor public.

Gate away unique et 3G

Quelques jours plus tard, les opérateurs des télécoms ont répondu au gouvernement, par l’entremise de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), en stigmatisant la dégradation du climat des affaires. Dans un mémo adressé au Président de la République, la FEC déplore l’augmentation de la taxe de régulation pour la mise en place d’un gate away unique « alors qu’il y a déjà un contrôle en cours assuré par des équipements installés chez tous les opérateurs par la maison française Thales ».

La FEC met aussi en exergue des incohérences en rapport avec l’attribution des licences 3G. « Certaines sociétés de télécommunication qui ont pourtant versé la somme de 15 millions USD ne peuvent accéder à la technologie du 3G du fait de l’octroi par le Gouvernement des spectres de cette fréquence à une société de télédistribution, NBC », dénonce le mémo. Déplorant le fait que le ministère des PT-NTIC approché « en vue d’annuler la cession de ces spectres à NBC pour irrégularité et illégalité », n’a réservé aucune suite, demandant plutôt aux entreprises « de négocier avec cette société ». Et pour la FEC, « cette situation engendre une insécurité judiciaire pour les sociétés concernées ». Dans l’entretemps, ce sont les usagers qui trinquent. Alors, arrêtez de vous dénoncer, messieurs. Nous, on veut des résultats !!!

3 Réponses à “Télécoms : gouvernement et opérateurs s’entr’accusent”

  1. Etienne Ruedin dit :

    Parmis les trois plaignants, il y a un qui ne devrait pas se plaindre: l’état. Car c’est l’état qui avait un réseau téléphonique (le Réseau Téléphonique Commuté Public ou réseau fixe). Certes, la téchnologie de la paire de fils au cuivre n’est plus le dernier cri et certes, il était modeste, mais au lieu de le développer (je pense à RNIS, internet par DSL), il l’a laissé tomber en ruine.

    Après que le nombre des abonnées est tombés de 36’000 (1995) à 9’000 (vers 2010 – y-a-t-il encore le téléphone fixe en dehors de Matadi, Kinshasa, Lubumbashi, Kanananga? ou est-ce que Standard n’existe plus, le site internet n’étant plus accessible?), l’état annonce à l’Union International de Télécommunication, que l’indicatif interurbain pour Kinshasa serait 01, suivi du 5 pour l’opérateur Standard, suvi de 6 chiffres. Une année plus tard, le ministre écrit à l’UIT que le réseau a repris à Kinshasa avec l’indicatif interurbain 04 (qui était normalement pour le Kasai).

    La Direction des Affaires Internationales du Ministère des Postes, Téléphones et Télécommunications écrit à l’UIT qu’elle est joignable par téléphone au numéro 01 23 43 45 (numéro qui ne correspond pas au plan national de numérotage du dit ministère, mais à celui de Mobutu – et hors service depuis plus d’une décennie).

    En bref, avant de se plaindre, chacun devrait faire son travail à lui: les utilisateurs payer les unités, les opérateurs opérer et l’état (1) créer un environnement qui facilite les tâches aux autres – et étant propriétaire du réseau fixe, (2) le faire tourner comme annoncé il y a 10 ans déjà à l’UIT.

    Dans un livre que l’on trouve partout au Congo, le ministre pouvait lire: «Bôngó mpɔ̂ na níni ozalí komóna mwa litíti óyo ezalí na líso ya ndeko na yɔ̌, kási ozalí komóna tɛ́ eténi ya nzeté óyo ezalí na líso na yɔ̌?»

  2. Mediatic dit :

    C’est vrai que c’est l’Etat, en tant que pouvoir public, qui doit remettre de l’ordre dans la boutique dans l’intérêt de la communauté et non dans celui des animateurs des institutions

  3. mediatic dit :

    La gué-guerre entre le gouvernement et les opérateurs continue. Se confiant à Radio Okapi, le ministre des TP-NTIC, Kin-Kiey Mulumba affirme que les opérateurs mobiles ne déclarent que 20 millions d’appels sur les 120 millions venant chaque mois de l’étranger.

    Lire l’article http://radiookapi.net/actualite/2013/01/15/rdc-le-gouvernement-recu-le-materiel-pour-lutter-contre-le-piratage-telephonique/

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