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Les TIC contre les violences faites à la femme

Posté par mediatic le 1 juillet 2010

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Un « remède-miracle » contre les violences faites à la femme. Où est-il donc ? En quoi consiste-t-il ? Combien coûte-t-il ? Les questions se bousculent à l’énoncé de cette trouvaille. Et pour cause. Les violences faites à la femme – des simples discriminations sociales aux viols et autres mutilations qui en découlent – sont classées aujourd’hui comme un véritable fléau social, qui a suscité une mobilisation générale. Certains peuvent donc être surpris d’entendre que les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) pourraient constituer ce « remède miracle ». Mais il y a lieu d’y croire, en considérant toutes les opportunités qui en découlent.

Freedomfone. En avez-vous déjà entendu parler ? Sans doute jamais. Et pour cause. Le concept vient à peine de débarquer en RDC. Une organisation de promotion des droits de la femme, Si Jeunesse Savait, est en train d’en faire la promotion. Et il faut dire que cela pourrait valoir la peine, au regard les avancées que cette technologie est susceptible d’apporter dans la bataille contre les violences faites à la femme.  

En quoi cela consiste-t-il ? Il s’agit tout simplement pour les victimes – ou pour les témoins – des violences sexuelles, de téléphoner pour dénoncer, prévenir ou se renseigner sur la prise en charge. Comme le résumait la journaliste Mila Kimbuini dans son exposé lors du séminaire de présentation de ce logiciel, « freedomfone » offre donc « rapidité, proximité et interaction dans la discrétion ».

On sait en effet que de nombreuses victimes des violences faites à la femme ne dénoncent jamais les faits soit parce qu’elles ne savent pas à qui s’adresser, soit parce que redoutant la stigmatisation ou les représailles. Avec freedomfone, elles n’auront plus qu’à décrocher leur téléphone et à confier leur peine. Ou leurs craintes. Elles pourront, en retour, bénéficier des conseils pratiques ou, si elles le souhaitent, d’une prise en charge médicale, psychologique ou juridique.

 

Une mobilisation générale

 

Evidemment, les choses ne sont pas aussi aisées que l’on pourrait le croire. La mise en œuvre de ce projet, son appropriation par la communauté rencontreront à n’en point douter de nombreux écueils. Raison pour laquelle Si Jeunesse Savait, la structure qui fait la promotion du « freedomfone » en RDC, a organisé un atelier qui a mis autour de la même table des activistes des droits de la femme, des promoteurs et techniciens du monde informatique ainsi que des militants des droits humains. Ensemble, ils ont discuté de l’intérêt de l’introduction de cette technologie en RDC, des écueils auxquels il faudra faire face… Mais ils ont tous été unanimes que le freedofone serait une avancée dans la lutte contre les violences faites à la femme, ne fut-ce que parce qu’aujourd’hui, dans les grandes villes du moins, le téléphone est devenu assez accessible. Toutes les femmes du Congo n’auront donc pas tout de suite accès à ce « remède-miracle » mais tous les acteurs du secteur le reconnaissent : faire circuler l’information permettra, à n’en point douter, de sauver des victimes, de prévenir des drames et faire reculer la loi du silence qui protège les auteurs des violences faites à la femme.

 

Pour avoir de plus amples renseignements sur freedomphone, contacter Si Jeunesse Savait au (00243) 81 812 0350         (00243) 81 812 0350 /               +243 815199093        

ou visiter son site internet www.mwasi.cd

ou www.freedomfone.net  

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