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En attendant le réseau à fibre optique de l’OCPT…

Posté par mediatic le 8 mai 2009

le siège de l'OCPT

C’est depuis le mardi 5 mai 2009 que le président Joseph Kabila a procédé au lancement des travaux de pose du câble en fibre optique devant relier Kinshasa à l’océan. Une cérémonie qui annonce d’importantes perspectives au regard des retombées qui vont découler de la résurréction de l’Office Congolais des Postes et Télécommunications (OCPT), l’opérateur public.

La fibre optique, comme on le sait, offre beaucoup d’avantages parmi lesquels : une grande capacité de transmission (plusieurs milliards de communication par seconde), un haut débit de transmission, une meilleure capacité de service, etc. « Ce nouveau réseau permettra à l’OCPT d’offrir un éventail de services en l’occurrence la téléphonie classique, les services multi média, les services des données (fax et internet) », rapporte L’Observateur. « L’investissement maximal frôle les USD 600 millions pour relever l’OCPT et lui donner un nouveau visage », ajoute pour sa part L’Objectif qui précise que l’OCPT s’est utilement équipée pour jouer à fond son rôle d’exploitant public, c’est-à-dire de gestionnaire du réseau de référence, lequel permet à tous les autres opérateurs du secteur de télécommunication à s’interconnecter et à écouler leur trafic.

Bouleversements

Déjà, pour ce qui est de Kinshasa, le constructeur chinois Huawei livrera le réseau à la fin de l’année 2009. Il faut donc s’attendre, dans sept mois, à d’importants changements dans le monde congolais des TIC et des télécoms. « Fiabilité à toute épreuve, absence d’aléas climatiques de perturbation des réseaux, vitesse extraordinaire à la faveur d’une bande passante très large qui ouvrira l’autoroute de l’information à des usages aisés de tout genre (télévision, radio et internet). Des experts affirment qu’il sera bien aisé de télécharger images ou documents de n’importe quel volume à une vitesse inespérée. Les télévisions ou les radios pourront envoyer leurs signaux à l’intérieur du pays sans encombre, les universités peuvent s’échanger des programmes, etc., et cerise sur le gâteau, le coût à la portée de toutes les bourses. Le gouvernement est également compté dans les rangs des grands bénéficiaires du fait que les services, l’armée, la Police qui engloutissent des fortunes pour se faire dédier des lignes sécurisées communiqueront désormais à bas prix et la charge de l’Etat se verra sensiblement réduite », peut-on encore lire dans L’Objectif. Les entreprises concurrentes de l’OCPT vont donc devoir procéder à des ajustements afin de ne pas perdre pied, surtout en ce moment où la crise financière internationale menace même les édifices économiques les plus solidement établis. Tout le monde tiendra-t-il le coup? Reste à savoir.

Par ailleurs, il faut s’attendre à d’autres retombées socioéconomiques. La libéralisation du secteur des télécommunications a eu d’importantes incidences notamment en terme d’emplois directs et indirects (vendeurs de téléphone et réparateurs, tenanciers de cabines de communication, agences de communication…). Les nouveaux usages des technologies disponibles vont aussi exiger une main d’oeuvre qualifiée, ouvrant ainsi des portes aux diplomés des universités et autres institutions locales d’enseignement technique.
D’autre part, rappelle L’Objectif, l’OCPT procédait à ses débuts à la deuxième plus grosse contribution au budget de l’Etat après la GECAMINES. Aujourd’hui des perspectives analogues sont espérées. Pour Kinshasa seulement, des projections minimales présagent des recettes mensuelles de l’ordre d’USD 5 millions. La nouvelle technologie de la fibre optique y est pour beaucoup. Elle offre de meilleures conditions et qualités exceptionnelles.

Au-delà, il y a les retombées en terme en terme d’enracinement des TIC dans la vie des Congolais. Notamment l’entrée – enfin – d’internet dans les maisons des Congolais de la classe moyenne, l’entrée effective des ordinateurs dans les classes de nos enfants… Si l’OCPT peut contribuer à une plus grande démocratisation de ces technologies et à la réduction de la fracture numérique, elle aura donné une formidable accélération à l’entrée de la RDC dans ce 21ème siècle où la compétitivité sera fonction de la capacité des nations à maîtriser la nouvelle économie, celle qui repose sur le savoir.

Nous sommes tous donc suspendus aux progrès que réalisent les ingénieurs et techniciens congolais et chinois. Nous sommes sur le point de faire un immense « bond en avant » pour paraphraser Mao Tsé Toung. Et nous croisons les doigts… pour que notre rêve se réalise.

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