Ridicule conflit entre le ministère des PTT et l’Autorité de régulation des Postes et Télécommunications

Posté par mediatic le 17 avril 2009

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Il s’agit d’une situation quelques peu surréaliste, d’une guéguerre entre deux structures de l’Etat qui, pourtant devraient être complémentaires. Dans un communiqué diffusé ce matin par les médias, la ministre des PTT, Mme Louise Munga Mesozi, conteste à l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunication (ARPTC) le droit d’attribuer des fréquences aux concessionnaires de service public des télécommunications. Se référant aux décisions n°001/ ARPTC/CLG/2009 du 14 janvier 2009 et n° 005/ ARPTC/CLG du 24 février 2009 qui ont été soit publiées au Journal Officiel (en plus), soit notifiées ou communiquées aux bénéficiaires, elle rappelle que, « pour être régulière, cette allocation aurait dû, en application de l’alinéa 2 de l’article 19 de la loi­cadre n° 013/2002 du 16 octobre 2002 sur les télécommunications en République démocratique du Congo, -être sanctionnée par son approbation et la signature des avenants aux titres détenus ». Et comme « la ministre des Postes, Téléphones et Télécommunications, autorité légale compétente pour attribuer et modifier les licences de concession de service public des télécommunications n’a pas approuvé lesdites décisions ni signé les avenants y relatifs »,  les opérateurs concernés « ne doivent aucunement se prévaloir des décisions incriminées ». 

Imaginez la situation de ces opérateurs qui se retrouvent au milieu d’une bataille de deux structures de l’Etat qui, pourtant, ont toutes les raisons de s’entendre pour que cet important secteur de la vie économique de la nation rapporte le plus possible. Et ce conflit intervient au moment où l’Etat est en quête d’importants moyens pour financer son programme de reconstruction et faire face à la crise financière internationale. 

Arrêter la pagaille 

Voilà pourtant plus d’une année que dure la guéguerre entre le ministère des PTT et l’ARPTC. Elle avait déjà été épinglée par la commission diligentée l’année dernière par le Sénat pour étudier la situation du secteur des télécommunications en RDC. La commission Mutinga stigmatisait le fait que, à cause de ce conflit, « les licences soient bradées et les fréquences distribuées à la pelle ». En termes clairs le gouvernement congolais perd de l’argent parce qu’un conflit oppose deux de ses structures pourtant complémentaires. N’y a-t-il donc personne pour mettre fin à ce gâchis ? La question peut être posée : pourquoi cette situation persiste-t-elle ? Il faudrait que, une fois pour toutes, cette situation qui ridiculise l’Etat congolais prenne fin ! Sinon, comment se crédibiliser face à des investisseurs qui ne demandent mieux que de disposer d’un environnement qui favorise les affaires ? Pourquoi donc ce « conflit de compétences » perdure-t-il donc ? Et la réponse est qu’il s’agit d’un secteur où circule énormément d’argent. Les intérêts s’entrechoquent et paralysent ceux qui, en principe, devaient prendre les décisions qui s’imposent. Au détriment des Congolais. 

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RTNC : controverse autour des frais payés par l’Assemblée nationale pour la retransmission des débats

Posté par mediatic le 7 avril 2009

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Il y a quelques jours, le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, était reçu par des journalistes présentant des émissions en lingala sur différentes chaînes de la capitale. Une des questions qui lui avaient été posées se rapportait à la non-retransmission en direct, depuis quelques jours, des débats de l’Assemblée nationale par la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC).

Dans sa réponse, Lambert Mende déclarait qu’il ne fallait pas sous-estimer la colère des agents de la RTNC qui en voulaient à l’Assemblée Nationale à cause du manque à gagner qu’elle lui occasionnait chaque fois que les débats étaient diffusés en direct. « Les annonceurs sont partis et la chaîne n’a plus un sous pour subvenir à ses besoins. La tension est forte et je comprends la colère des agents de la RTNC », déclarait en substance Lambert Mende.

Le ministre de la Communication et des Médias vient d’être contredit par le président démissionnaire de la chambre basse du parlement, Vital Kamerhe qui a révélé, au cours de la plénière du jeudi dernier que la RTNC ne connaissait pas, sur le plan financier, de manque à gagner parce que le temps d’antenne occupé par l’Assemblée nationale était payé. « Du tac au tac, Vital Kamerhe s’est tourné vers le questeur démissionnaire et lui a demandé séance tenante de dire à la plénière, et par ricochet à toute la nation congolaise combien l’Assemblée Nationale déboursait mensuellement pour payer à la RTNC. Réponse : 37.500.000 FC, soit environ 45 mille dollars américains. Emotion dans la salle, surtout du coté du public qui suivant les allégations répétées du porte-parole du gouvernement, ne  pouvait pas s’imaginer un seul instant qu’une institution de la République pouvait payer ce genre de services alors qu’il n’en est pas le cas pour le gouvernement et encore moins pour la Présidence de la République », rapporte Le Phare.

Nombreux sont ceux qui, dans l’opinion, estiment simplement que la RTNC, service public, est utilisée dans le conflit qui oppose le président démissionnaire de l’Assemblée nationale à sa famille politique. De quoi interpeller les uns et les autres sur le respect de cet instrument qui appartient au peuple congolais et dont la mission première est, non pas de servir de champ de bataille aux politiciens, mais de contribuer à une information juste et impartiale du peuple.

A la RTNC, c’est la question d’actualité au sein du personnel: où sont passés les 37 millions? Tous espérènt que la lumière sera faite sur le sujet. A l’un de ses collègues qui exprimait sa détermination à mettre le sujet sur la table pour avoir des explications auprès des autorités de la régie, un autre agent a expliqué en chuchotant: « il ne faut jamais chercher à sortir la tête dans ce genre d’histoire ». Un véritable avertissement. 

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Des journalistes réfractaires aux nouvelles technologies de l’information et de la communication

Posté par mediatic le 1 avril 2009

 Journalistes congolais

« J’ai été pendant quelques années chargé de communication d’une ONG internationale. Chaque fois que nous publiions un communiqué, j’avais plus de chance de le voir traité par la presse si je l’envoyais sur support papier que si je l’expédiais par mail », reconnaît un journaliste. Voilà le premier indice de l’appropriation ou de la maîtrise des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le milieu des professionnels des médias à Kinshasa, capitale de
la République Démocratique du Congo. Facile de comprendre la stupeur des personnes qui vivent dans des sociétés « normales » et pour qui les mails font partie de la vie de tous les jours même pour les plus jeunes de leurs enfants.

Le problème, on le voit, est réel et profond. Si déjà, les journalistes qui sont censé être les plus grands utilisateurs des TIC au regard des facilités qu’elles leur apportent dans l’exercice de leur travail, accusent autant de retard, comment espérer que le reste de la communauté – qui doit bénéficier de l’éclairage des communicateurs – puisse progresser ?

Le résultat est que le traitement de l’information en rapport avec les TIC s’en ressent. C’est le moins que l’on puisse dire. Feuilletez les publications locales, vous ne trouverez pas grand-chose. Sauf peut-être quelques articles ponctuels liés à des événements. Aucun suivi systématique pour un secteur qui est en train de changer la vie des gens, les conditions de travail ou d’étude, les rapports des facteurs de production… Et qui draine énormément d’argent. Dans les médias audiovisuels, moins de cinq émissions, alors que Kinshasa compte plus de 40 chaînes de télévision. Et le contenu de ces émissions laisse parfois à désirer.

Remédier à la situation

En y regardant de près, il se pose un problème – même si la lise des problème est longue – de « renforcement des capacités » pour utiliser un terme en vogue dans les milieux des organisations internationales. C’est-à-dire que pour ces technologies qui sont plus que nouvelles pour la majorité des Congolais, il n’y a pas eu suffisamment de transmission de connaissances, d’initiation. Or, les gens n’ont pas la science infuse. S’ils n’ont pas été initiés, ils ne peuvent pas y accéder, d’autant que leur environnement ne leur facilite pas la tâche.

Dans les sociétés du Nord, l’école – où tous les enfants en âge de scolarité sont du reste inscrits – sert de structure de transmission de ces nouvelles connaissances. Sans oublier qu’il y a d’autres structures-relai. Et que ces technologies de l’information sont le prolongement d’autres modes de communication déjà courantes dans ces sociétés. C’est qui n’est pas le cas dans la société congolaise.

C’est donc au niveau de la formation qu’il faut agir en premier si l’on tient à décanter de la situation sous cet angle. « Nous avons organisé une formation ici pour les professeurs d’université. Et nous nous sommes rendus compte que la plupart d’entre eux n’avaient pas d’adresses mails. Nous avons dû en créer séance tenante parce qu’elles devaient les aider à garder contact et à échanger entre eux sur leurs productions, leurs travaux… », avoue un responsable du Campus Numérique Francophone de Kinshasa.

Le chantier est donc immense. Il faut d’abord initier les formateurs habituels que sont les enseignants aussi bien de l’université que des autres niveaux. C’est à eux d’assurer le relai à la masse. Il y a aussi lieu d’organiser des séminaires et ateliers de renforcement des capacités des professionnels des médias et combler rapidement la fracture numérique dont ils souffrent au moment où les médias du reste du monde roulent à grande vitesse sur les autoroutes de l’information.

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