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Le signal de RFI menacé de coupure à Kinshasa

Posté par mediatic le 28 avril 2009

Journalistes de RFI

Selon le sondage Les Points publié par Le Soft International dans son édition du mardi 28 avril 2009, Radio France Internationale (RFI) est la radio la plus suivie de Kinshasa. Cela, du fait de la qualité et de la diversité de ses programmes. Les auditeurs de cette radio ont malheureusement du mal à la suivre ces derniers jours en FM, le signal n’étant pas toujours disponible. Les plus obstinés se rabattent sur le signal FM en provenance de Brazzaville malgré sa faible qualité.

Nombreux sont ceux qui, dès lors, s’interrogent sur l’explication de ces perturbations. Il est vrai que, souvent, lorsqu’il pleut à Kinshasa, il faut attendre quelques heures avant de retrouver le signal de cette radio. La forte pluie qui s’est abattue sur Kinshasa ce week-end pourrait donc être une explication.

D’autres trouvent des explications dans les difficiles relations qu’entretient RFI depuis quelques temps avec les officiels congolais. Ils en donnent pour preuve la dernière interview que le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, a accordée à la Radiotélévision Groupe L’Avenir (RTG@) le week-end dernier. Le ministre Mende a relevé une suite de « griefs » à l’encontre de la  »radio mondiale ». Notamment:

- le mauvais traitement par RFI des informations en rapport avec l’élection du nouveau bureau de l’Assemblée nationale puisque la radio a évoqué une présomption de corruption des députés de la majorité

- des analyses qui, selon le ministre, souillent l’honneur du Gouvernement congolais et la diffusion de fausses nouvelles: le décès du président Kabila, la débâcle de l’armée à l’Est, l’incompétence des membres du Gouvernement…

Au regard de tous ces griefs, les responsables congolais, selon le ministre Mende, attendent l’arrivée à Kinshasa des responsables de RFI avec qui ils vont avoir des discussions sur la manière de la radio de traiter l’actualité relative à la RDC. Et si ces explications ne débouchent sur aucune issue satisfaisante pour les deux parties, a assuré Lambert Mende, il restera à interrompre le signal FM de RFI. Certains en arrivent à se demander si cette mesure n’a pas déjà été prise de manière préventive. Mais rien ne permet de l’affirmer.

Il faut rappeler que, pendant la guerre, bon nombre de Congolais accusaient RFI d’avoir carrément pris fait et cause pour leur ennemi et de faire partie des instruments de la guerre médiatique menée par le Rwanda. Ce dont la radio s’est, bien entendu, toujours défendue. En juillet 2006, en pleine période électorale, Ghislaine Dupont, spécialiste de la radio pour la région des Grands Lacs, n’avait pas reçu le renouvellement de son accrédication à cause de « sa manière partiale de traiter l’information ». C’est d’ailleurs, dit-on à Kinshasa, par elle que le scandale arrive toujours.

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Et si Obama inspirait nos politiques dans l’usage des TIC?

Posté par mediatic le 28 avril 2009

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L’élection de Barack Obama à la Présidence des Etats-Unis a aussi été une illustration de la place prépondérante que prennent les technologies de l’information et de la communication dans la vie de nos communautés, particulièrement en politique. L’équipe de campagne du candidat Obama -  à l’époque – a en effet utilisé ces moyens pour atteindre et convaincre le plus grand nombre d’Américains à ouvrir leur portefeuille pour financer la campagne et à voter dans le bon sens.

Ce succès a été possible parce que le candidat lui-même a, très tôt, compris l’intérêt qu’il pouvait tirer de ces technologies.  »Son Blackberry toujours en main, le futur président américain est aussi un adepte du Web 2.0. Son équipe a, certes, mené une campagne classique, avec appels téléphoniques et porte-à-porte, mais elle a aussi exploité tous les recoins des blogs et des réseaux sociaux. Au cours de cette campagne, Barack Obama a également pris conseil auprès des patrons des nouveaux grands de l’IT, qu’il s’agisse de Google ou de Facebook. Parmi ceux qui auront la charge des nouvelles technologies, il a même déjà désigné Sonal Shah, une ancienne responsable de Google.org« , rapporte un article du Monde Informatique de l’époque.

La volonté politique est donc un élément fondamental pour une évolution de la situation des TIC en République Démocratique du Congo. Il ne doit cependant pas s’agir d’une « volonté politique » exprimée mais d’une volonté politique qui doit s’évaluer à travers des actions et des attitudes.

Pour en arriver là, il faut par conséquent s’assurer que les TIC représentent « quelque chose » dans la vie courante de nos décideurs, de nos politiques. Qu’en savent-ils réellement? C’est là, je crois, une question fondamentale. S’ils continuent à considérer les TIC comme des « lubies de jeunes », des outils pour les nouvelles générations, difficile d’espérer qu’ils puissent s’impliquer, se les approprier et prendre les décisions adéquates pour obtenir des résultats qui fassent avancer le Congo. A ce jour, je ne connais pas un seul blog animé par un politique et qui jouisse d’une certaine notoriété, tel qu’on en voit sous d’autres cieux. Si certains partis politiques ont des sites internet, ils ne « vivent » pas suffisamment et l’interaction y est rare. Au point que les journalistes se donnent rarement la peine de les visiter, alors qu’ils devraient représenter des vitrines pour les acteurs et les regroupements politiques.

Au moment où nombre d’électeurs se plaignent de n’avoir plus vu leurs élus depuis les dernières élections de 2006, les e-mails, blogs et autres sites internet interactifs seraient de formidables outils pour que l’information continue à circuler. Alors que la crise financière internationale fait s’évanouir les espoirs d’une amélioration rapide de la situation socioéconomique dans la majorité des pays, quoi de plus normal que de faire savoir que, sous d’autres cieux, les TIC figurent parmi les options pouvant permettre de relancer les économies.

Il faut peut-être, pour commencer, informer les politiques congolais sur ces technologies qui, comme leur nom l’indique, sont tout de même  nouvelles. Autant organise-t-on des séminaires sur les élections, la décentralisation et d’autres sujets liés à la gouvernance politique, autant faudra-t-il en faire sur les TIC. Medi@tic envisage d’adresser un courrier à tous les grands décideurs au niveau des deux chambres du Parlement pour plaider pour cette cause. Ne faut-il pas faire feu de tout bois lorsqu’on sait que la situation de la RDC dans ce domaine n’est pas des plus enviables? 

 

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