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Un journaliste libéré après 10 mois de prison pour offense au chef de l’Etat

Posté par mediatic le 9 janvier 2009

SIMBA EMBETE PONTE, directeur du journal l’INTERPRETE, un petit bihebdomadaire privé paraissant à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, arrêté depuis le 07 mars 2008, a été remis en liberté, mercredi 07 janvier 2009. 

Le journaliste avait été condamné, jeudi 27 novembre 2008, par le Tribunal de paix de Kinshasa/ N’Djili, à 10 mois de prison ferme pour offense au chef de l’Etat. Compte tenu du temps qu’il avait passé dans les cachots de l’ANR (Agence Nationale des Renseignements) et au CPRK (Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa), Nsimba Embete a été remis en liberté ce mercredi 07 janvier 2009, après avoir purgé l’ensemble de sa peine. 

Poursuivi initialement pour « colportage, faux bruits, atteinte à la sûreté de l’Etat et offense au chef de l’Etat », le journaliste avait été finalement reconnu coupable d’ « offense au chef de l’Etat », à la suite d’une série d’article reprenant une rumeur sur l’état de santé du Président Joseph Kabila. 

Pour rappel, N’SIMBA EMBETE et DAVIN NTONDO avaient été arrêtés, respectivement, les 7 et 29 mars 2008 à Kinshasa, par des agents de l’ANR qui les avaient conduits dans le cachot dit « ANR Fleuve » non loin des bureaux du premier ministre où ils ont passé trois mois de détention au secret. Le 06 juin 2008, ils ont été déposé au Parquet de Kinshasa/Matete avant d’être transférés au CPRK et leur dossier confié au tribunal de paix de Kinshasa/N’Djili.

JED 

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Une presse nouvelle pour générer un nouveau Congo

Posté par mediatic le 5 janvier 2009

Avez-vous lu le dernier rapport de Journaliste en Danger (JED) qui, à l’occasion de son anniversaire, dresse l’état des lieux des dix ans de liberté de presse en RDC ? Un document très intéressant qui permet de se faire une idée sur les conditions de l’exercice de la profession de journaliste en République Démocratique du Congo.

Le rapport débute par un aperçu général sur la situation politique en RDC, avec les principaux acteurs et les enjeux du moment. Suivi d’un rappel historique, sur les dix dernières années, des écueils qui ont jalonné le parcours des professionnels des médias. Vient ensuite une comptabilité bien documentée des tracas auxquels les journalistes ont été soumis durant l’année 2008. Notamment l’assassinat de Didace Namujimbo, les arrestations diverses, les pressions administratives et bien d’autres problèmes.

Le rêve d’un autre Congo

Au regard de ce sombre tableau, JED qui « rêve d’un autre Congo », interpelle les consciences sur « cet autre Congo ne saurait naître sans des médias riches, indépendants et forts ». Le texte ci-dessous, signé par Donat Mbaya, président de JED, fait réellement réfléchir aussi bien les journalistes que le commun des citoyens et, bien entendu, les décideurs acteurs influents de la vie politique, sociale, économique, intellectuelle: « Faut-il pleurer ou blâmer ces journalistes dans un pays où il n’existe pas une politique mieux une vision de l’information qui participerait à la reconstruction d’un pays meurtri par des années de gabegie? Faut-il condamner les journalistes lorsqu’ils ne signent pas de contrat et que leurs entreprises n’ont pas accès aux crédits bancaires pour se développer ou au marché publicitaire qui est devenu une source de financement occulte basée sur les amitiés ou lignes éditoriales ? Faut-il encore cracher sur les médias dans un pays qui prône théoriquement la bonne gouvernance alors même qu’il n’existe aucune loi portant accès à l’information publique et que
la RTNC fonctionne encore sur base des textes créant et organisant l’ex-OZRT où le journaliste est d’abord militant du parti (Sic !) ? 

Dans une étude sur la viabilité des médias à travers le monde, l’ONG américaine IREX (International Research Exchange) basée à Washington DC a établi cinq objectifs, sous forme de questionnement, pour mesurer la viabilité des médias dans un pays : 

v     Les normes juridiques et sociales protègent-elles et encouragent-elle la liberté de la parole et l’accès à l’information publique ? 

v     Le journalisme satisfait-il aux normes de qualité professionnelle ? v     De multiples sources d’information offrent-elles aux citoyens des informations objectives et fiables. 

v     Les médias indépendants sont-ils des entreprises bien gérées permettant l’indépendance du journalisme ? v     Les Institutions de soutien agissent-elles pour les intérêts professionnels des médias indépendants ? 

La RDC, passée à cette grille d’évaluation, a récolté la côte de 1.82 sur 4 points. 

Même pas la moitié. Une interpellation pour tous. Un autre Congo ne saurait naître sans des médias riches, indépendants et forts. Des médias qui mettent leur nez partout, même dans les poubelles ».

Il faut que cet appel de JED trouve un écho. En premier auprès des journalistes et, largement, des professionnels des médias.

Pour télécharger le rapport de JED :

http://www.jed-afrique.org/_fichiers/documents_url_33.pdf

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