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Enseignement des TIC: Une école à trois vitesses

Posté par mediatic le 25 août 2008

Les jeunes écoliers et élèves d’aujourd’hui, adultes de demain, vivront dans un environnement où les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) occuperont une place très importante.

Déjà, certains d’entre eux – une minorité il est vrai – est exposé à bon nombre de ces technologies. A la maison, ils ont la télévision, les jeux électroniques, les lecteurs de MP3 ou de MP4 et parfois un ordinateur avec connexion internet. Mais, ces jeunes congolais – près de 60% de la population – ne sont pas tous logés à la même enseigne selon qu’ils habitent la ville ou la campagne, selon qu’ils étudient dans une école publique ou privée. Un début de discrimination qui risque de peser très lourd à terme à l’heure de la course à la compétitivité alors que les TIC sont appelées à connaître une expansion et à booster l’économie nationale.

Etat des lieux

 

D’après les statistiques officielles, le ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP) gère environ 45.000 écoles, 400.000 enseignants et agents et plus de 12 millions d’élèves. En d’autres termes, ce ministère a sous sa charge plus 20% de la population congolaise, si on prend en compte les élèves, les enseignants et le personnel des autres catégories. Une immense responsabilité, d’autant qu’il s’agit de donner à ces 12 millions d’élèves des outils grâce auxquels ils seront en mesure, demain, d’assumer les importants défis auxquels la communauté sera confrontée.

L’un de ces défis, c’est de réussir l’entrée de la RDC dans la société de l’information. Comme le reconnaît si bien la Vice-présidente d’Afrique du Sud, les TIC représentent l’avenir, surtout en Afrique.  » Pour participer à l’économie mondiale du savoir, nous devons renforcer nos efforts de collaboration et élaborer des stratégies nationales efficaces et des stratégies régionales coordonnées. Nos pays doivent devenir des économies du savoir pour survivre « , expliquait Mme Mlambo Ngcuka à l’occasion de l’ouverture de la conférence des parties prenantes de l’Initiative des e-Écoles du NEPAD, tenue à Johannesburg du 15 au 18 avril 2008.

Voilà le problème posé. Et quelle réponse la RDC lui donne-t-elle ?  » Actuellement, le gouvernement travaille à la mise en œuvre d’un programme d’action pour le système éducatif qui comporte deux volets essentiels, à savoir la restauration du niveau et de la qualité de l’enseignement mais aussi l’amélioration de la gestion des établissements scolaires et la restauration de l’accès des enfants de l’âge de scolarité à la scolarisation universelle pour assurer le droit de l’enfant à l’éducation et réaliser le Programme mondial de l’Education pour tous « . C’est ce qu’on en début du mois le journal Le Phare, synthétisant les propos du ministre de l’EPSP, Maker Mwangu au cours d’une conférence sur l’éducation.

Concrètement qu’est-ce que cela veut-il dire, particulièrement en ce qui concerne les NTIC ?

Une école à plusieurs vitesses

 

Pour répondre à cette question, il suffit de faire un tour dans les écoles. Celles-ci peuvent être classées en deux catégories : celles de la ville et des grands centres et celles de la campagne. La dernière catégorie est déjà à écarter, si on doit évoquer la question de l’accès aux nouvelles technologies. Ne disposant pas d’infrastructures scolaires ni d’équipements appropriés, elles manquent aussi le plus souvent d’enseignants qualifiés. Sans parler des difficiles conditions de vie qui amènent les parents à préférer pour leurs enfants les champs ou les carrières des mines.

Les écoles de la ville peuvent se répartir elles aussi en deux grandes catégories : celles du secteur privé et celles du public. Les premières disposant de plus de moyens, ont effectivement intégré les nouvelles technologies dans leurs programmes. Quant aux écoles publiques, elles sont peu nombreuses à être suffisamment équipées.

Article à lire dans son entiereté dans l’édition 03 de Medi@tic actuellement sur le marché

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Peut-on « moraliser » les médias ?

Posté par mediatic le 25 août 2008

Pour le président de la Ham, Primo Mukambilwa, la musique congolaise moderne est devenue une drogue, un opium qui enivre et affole ses adeptes au point d’exalter des réactions de vandalisme jusqu’au hooliganisme le plus sauvage. Une situation dans laquelle, à son avis, les médias ont une responsabilité particulière parce qu’ils contribuent à relayer la production de ces artistes en montrant à l’opinion des spectacles interminables où des danseuses à demi-nues, pendant des heures de pointe alors que parents et enfants sont au salon ou à table.

 

Agir en amont

 

« Nous voulons travailler surtout dans le cadre de la logique en amont. Nous voulons conscientiser suffisamment les acteurs musicaux, les producteurs de musique, ainsi que les directeurs de programme et les présentateurs des émissions culturelles, pour qu’ils sachent qu’en visionnant en amont les éléments qui doivent passer, en ayant assez de responsabilité de tri entre ce qui valorise la société et ce qui la détruit, ils auront à contribuer à ce que la culture puisse être positive. », a expliqué Primo Mukambilwa.

L’opinion a été très partagée dernièrement à la suite de la décision de la Commission de censure d’interdire la diffusion dans les médias audiovisuels des œuvres de certains artistes congolais. « Pourquoi n’a-t-elle pas joué son rôle avant que ces œuvres n’arrivent sur le marché», se sont demandé bien des observateurs.

Il est en effet évident que la qualité et le contenu des produits diffusés dans les médias dépend de beaucoup d’acteurs. A commencer par l’Etat. L’article 83 de la loi du 22 juin sur la liberté de la presse lui permet de sanctionner la « diffusion de documents, films ou video-cassettes contraires aux lois, aux bonnes mœurs et à l’ordre public ». L’Etat a déjà usé de cette disposition, ce qui a permis d’interdire la diffusion de films pornographiques tard la nuit sur certaines chaînes de télévision.

Pour bien de parents, l’Etat ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin. Certains films ou certains spectacles musicaux diffusés sont carrément attentatoires à la pudeur et aux bonnes mœurs. « Je ne suis jamais un film en présence des enfants », explique un parent qui regrette l’époque où la RTNC, seule chaîne disponible, visionnait tous les films au préalable et coupait déjà à son niveau toutes les scènes sujettes à caution.

Cette révolte des parents reste malheureusement une réaction de salon. Aucun mouvement social pour l’accompagner. Pourtant, les consommateurs d’un produit peuvent influer sur la vie de celui-ci. La publicité est là pour l’attester. Le jour où les associations des parents, dans toute leur diversité – en se fondant sur leur affiliation religieuse, morale, culturelle ou autre – se mobilisent, il est certain que les médias vont modifier le contenu de leur programme.

 

Le souverain téléspectateur

 

Il est clair à ce propos que si certains médias peuvent se permettre d’offrir « n’importe quoi » à leurs consommateurs, c’est parce qu’ils savent qu’ils n’ont pas de compte à leur rendre. L’émission peut être de mauvaise qualité, elle peut violer les prescrits de la loi. Tant que le présentateur, les producteurs, les sponsors ou la chaîne estiment que sa diffusion doit continuer, c’est ce qui sera fait.

Sous d’autres cieux – dans les pays plus organisés – la valeur d’un média est fonction de l’audience qu’il recueille. On parle même parfois de la dictature de l’audimat. Mais au moins, ce sont les téléspectateurs, destinataires ultimes du produit des médias, qui en orientent les grilles des programmes. Des émissions ont ainsi disparu, des présentateurs ont été virés parce qu’ils n’ont pas plu aux consommateurs. Des institutions spécialisées existent d’ailleurs pour mesurer l’impact de chaque media ou de chaque programme sur le public. Un paramètre dont se servent les annonceurs pour choisir le support à utiliser pour la promotion de leurs produits.

Nous sommes encore loin de cette perspective. Dans l’entre-temps, les parents, les responsables religieux, les pouvoirs publics ou les moralistes vont continuer à subir « la dictature des producteurs ». A moins que chacun se décide à agir pour changer les choses.

 

Responsabilité partagée

 

Si la communauté a le droit de demander des comptes aux médias, elle se trouve aussi dans l’obligation de s’interroger sur sa propre attitude. Elle ne doit en effet pas perdre de vue que les médias jouent un rôle d’intérêt public. L’information est en effet un facteur essentiel dans le fonctionnement des communautés humaines. C’est l’un des moteurs de développement. La liberté d’expression est l’essence de la démocratie.

Dès lors, il serait logique que la communauté mobilise les moyens qu’il faut pour accompagner ces hommes et ces femmes des médias dont les défaillances peuvent occasionner des conséquences graves sur la marche des sociétés. L’absence d’information, la circulation de fausses informations débouchent sur des perturbations de l’ordre public, sur des conflits ethniques et sociaux, etc. Qu’on se rappelle le climat de tension dans lequel Kinshasa a vécu il y a quelques temps lorsque couraient des rumeurs sur l’assassinat du président Kabila.

Si l’Etat trouve bien des moyens pour aider le secteur sanitaire, les hôpitaux, il ne devrait pas oublier que les médias contribuent à soigner les esprits. Surtout dans un pays post-conflit comme la RDC dont les institutions, après des élections assez mouvementées, sont encore assez fragiles.

Les médias méritent donc autant d’attention. Ce qui n’est malheureusement pas le cas. L’aide à la presse, pourtant prévue dans la loi 022 de juin 1996, n’a jamais été traduite dans le concret. Les 2 millions de dollars promis par le Gouvernement depuis deux ans, se font toujours attendre.

Les particuliers, de leur coté, se donnent rarement la peine de s’investir dans cette bataille qui est pourtant aussi la leur. Lorsqu’un homme des médias se retrouve en prison ou confronté à la justice, il bénéficie rarement du soutien de l’opinion dans l’intérêt de qui pourtant il pense travailler. Etre exigeant envers les hommes et femmes des médias, c’est aussi contribuer à ce qu’ils travaillent dans un environnement qui leur permette de bien servir la communauté. Sinon, le contrat social qui lie les parties est rompu.

 

Anicet DUNIA

 

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Bonjour tout le monde !

Posté par mediatic le 25 août 2008

Ce blog est le vôtre. Il vous informe mais n’a pas la prétention de posséder tout le savoir du monde. Surtout dans un domaine aussi « global » que celui des médias et des nouvelles technologies de l’information. Un secteur où le pouvoir est décentralisé, accordé à celui qui veut l’exercer et qui dispose des compétences requises. Saisissez-vous en donc, apportez votre contributions à nos textes. En bref, soyez réactifs. « Ne restez plus passif dans un monde interactif », comme le recommande le journal Medi@tic.

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