Informatisation des services de l’Etat : des résultats qui se font attendre

Posté par mediatic le 27 août 2014

PrimCe tweet de la Primature m’a fait sursauter : « Réforme de l’administration publique – l’informatisation de la gestion des ressources humaines et de la masse salariale est à l’étude ».  Au point de m’amener à me demander si nous y arriverons un jour.

Si on en est encore à l’étude, et en sachant à quel rythme évoluent parfois les dossiers de l’Etat, l’on est en droit de croire que ce n’est pas pour « bientôt ». Cela a ramené à mes souvenirs une autre déclaration, datant de 2008. Lors du conseil des ministres du 05 mai de cette année en effet, le gouvernement avait approuvé le projet gouvernemental de l’informatisation des services de l’Etat. Un projet dont « la mise en œuvre constitue un premier pas vers l’accès du pays aux nouvelles technologies de l’information et de la communication », déclarait le porte-parole du gouvernement de l’époque, Emile Bongeli.

Quelques jours plus tard, c’était au tour de la ministre des PTT de l’époque, Louise Munga, d’annoncer que le gouvernement s’était « résolu de disposer de sa propre politique nationale des TIC et des télécommunications ».

A ce jour, cette politique n’existe toujours pas. En tout cas, la loi sur les TIC promise par l’actuel ministre des PT-NTIC, Kin-kiey Mulumba, tarde à venir. Et l’informatisation de la gestion des ressources humaines de l’administration publique est encore un processus, à considérer le tweet ci-haut cité. Six ans plus tard, on est en droit de se demander ce qui a été fait. Ou, pour prendre la question dans l’autre sens, pourquoi ce qui avait été promis avec pompe n’a pas été réalisé.

La RDC ambitionne pourtant de devenir un pays émergent. Elle affirme déployer des efforts pour améliorer son classement dans le rapport Doing Business. Or, la connectivité est l’un des critères d’évaluation des progrès réalisés. Il est temps de parler avec des résultats.

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Début des consultations pour l’attribution de la licence 4G en RDC

Posté par mediatic le 20 décembre 2013

La 4G en République Démocratique du Congo, c’est pour bientôt. Le ministre des Postes, Téléphone et Télécommunications (PT-NTIC), Kin-kiey Mulumba a démarré les consultations avec les opérateurs des télécommunications.

4G est la 4e génération des standards pour la téléphonie mobile, explique Wikipedia. Elle permet le «très haut débit mobile », c’est-à-dire des transmissions de données à des débits théoriques supérieurs à 100 Mb/s, voire supérieurs à 1 Gb/s (débit minimum défini par l’UIT pour les spécifications IMT-Advanced (en)). En pratique, les débits sont de l’ordre de quelques dizaines de Mb/s selon le nombre d’utilisateurs, puisque la bande passante est partagée entre les terminaux actifs des utilisateurs présents dans une même cellule radio.

Utile, la 4G ?

Au-delà des promesses théoriques annoncées, la question mérite d’être posée dans le contexte congolais. Le taux de pénétration du téléphone mobile, malgré le boom de ces dernières années, reste encore faible. A peine 17 % des Congolais y ont accès à ce jour. La majorité d’entre eux utilisent encore des téléphones de 2ème génération. Lancée à la fin de l’année dernière, la 3G n’a pas encore pleinement fait ses preuves. Elle n’est encore accessible qu’à un petit nombre  qui a les moyens de se procurer les smartphones compatibles.

Il n’y a pour autant pas de quoi jeter la pierre au gouvernement qui démarre les consultations pour l’attribution des licences 4G. Gouverner c’est prévoir. Mais il faudrait que, dans l’entretemps, le ministère des PT-NTIC  développe une politique plus claire de démocratisation de l’accès aux TIC. La RDC, de ce point de vue, accuse encore énormément de retard.  

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Code .cd : une commission technique pour proposer des solutions

Posté par mediatic le 19 décembre 2013

L’union fait la force. Les pouvoirs publics semblent l’avoir enfin compris. Dans ce domaine aussi complexe que celui des technologies de l’information et de la communication, faire participer tous les acteurs à la recherche des solutions est un impératif.

C’est ainsi que l’on peut comprendre la décision du ministre des Postes, Téléphones et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, Kin-kiey Mulumba, de mettre en place une commission qui se penchera sur la problématique du nom de domaine .cd. Ceci ressort de la réunion que le ministre a présidée mercredi 18 décembre et à laquelle ont pris part « des représentants de la communauté en vue d’une large réflexion sur le dossier ».

« La réunion a examiné les questions liées à la sécurisation du gestionnaire du .cd, le processus de migration et de rapatriement du .cd, la mise en place d’une structure pérenne chargée de gérer le nom du domaine, la relance des discussions avec l’ICANN et l’IANA », fait savoir le communiqué du ministère des PT-NTIC.

Une commission a été mise en place à l’issue de cette réunion pour réfléchir sur le processus de la migration. « Présidée par un représentant de la communauté d’internautes, M. Léon Ntale de Microcom, cette commission comprend les délégués de l’ISPA, de la Présidence de la République, de la Primature, des ministères du Portefeuille, de la Justice, des PT-NTIC,  de l’Economie, de l’ANR, de l’ARPTC, de la SCPT et de DENTIC », poursuit le communiqué.

Peut-être est-ce enfin l’embryon de ce cadre de concertation tant demandé par les acteurs de la société civile du secteur des TIC pour l’émergence d’une dynamique active dans le monde congolais des TIC.

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Gestion du domaine .cd : le DG de la SCPT prend le ministre Kin-kiey à contre-pied

Posté par mediatic le 1 décembre 2013

Vendredi dernier, le ministre des Postes, Téléphone et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PT-NTIC), Tryphon Kin-Kiey Mulumba a, dans un communiqué relayé par tous les médias, dénoncé le complot la RDC à la suite de l’interruption du signal du nom de domaine .cd, entraînant l’isolement du pays.

L’éclairage donné à ce sujet par le Directeur Général de la Société Congolaise des Postes et Télécommunications (SCPT), ressemble à une véritable prise à contre-pied. Pour Placide Mbatika, il n’y avait pas de quoi s’alarmer, d’autant que le signal n’a pas été totalement interrompu. Voici un extrait de l’entretien qu’il a accordé à la radio Top Congo : « Je tiens à apporter une précision : il n’y a pas eu bouchage du .cd. Il était fonctionnel. Mais certaines institutions comme la Primature et la Banque Centrale ont été désactivés. Voilà ce qui a fait qu’en cherchant du sensationnalisme, on ait transformé l’information. La SCPT n’y est pour rien. Nous avons pris contact avec le gestionnaire du nom de domaine à l’étranger et depuis vendredi matin, le réseau a recommencé à fonctionner ».

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